theremine

ce qu’on cherche / devait être le début / et toutes fadaises bues,
fait diversion :
quelque chose / fait / diversion
– cette version-ci, cette version-là –

ce qu’on cherche / devait être un début : pétarade, proutorade, camarade / et : nada, nada de nada, chope la poussière sauve la caissière, chope la poussière, sauve, sauve-la, sors-la de là, emmène-la

ce qu’on cherche / devait être un début
(et plus ça va moins ça va : plus ça va cherchant, moins ça va chercher)27052010117

un jour il y eut un début, et ce jour : theremine
on ne touche pas et c’est beau / on regarde, et c’est beau : on ne parle pas de ce qui n’existe pas,

theremine un matin, non, theremine un soir,
on a oublié quand, en vrai, quand c’est important, tout est oublié,
on ne touche pas, on parle à côté de ce qui est : et tout est modifié à vue

ce qu’on cherche / devait être un début / et toutes fadaises bues,
fait diversion : theremine

 

 

 

 

l’horizon n’est pas si bleu

devait être à l’imparfait, devait. mais. c’est du présent. du parfait présent.
allo madame machin ? c’est qui ?
la cellule qualité de O. zéro ? oui.
l’homme est bon, dites que l’homme est bon, dites qu’il a la meilleure note, dites qu’il a 20 sur 20 et faites pas chier.
tous les hommes ont vingt sur vingt, c’est retour à l’antiquité.
il a bien fait, bien fait, fait comme on doit bien faire, prendre sur soi et faire, mais pas seulement, bien faire parce que sinon. sinon ? sinon la cellule qualité le dégomme, la cellule qualité le broie, la cellule qualité le déchoit.
des petites déchéances quotidiennes il y en a tant.26052010102
l’horizon n’est pas si bleu, tu penses quoi ? c’est mieux n’est pas si bleu ou n’était pas si bleu ?

n’est pas si bleu

parfois le silence

Vendredi 24 avril 2009

 

On pourrait croire que la petite girafe bleue qui insiste dans la mémoire d’une mémé, qui a voyagé d’un tiroir à une armoire, d’un placard à une commode, on pourrait croire que cette girafonne n’a jamais trouvé sa place,27112009012 on pourrait imaginer qu’elle a traversé des rues et des villes dans une poche de salopette, et, qu’oubliée, elle a perdu sa tête ou bien sa queue au fond d’une poubelle immense, on pourrait aussi se dire qu’elle a servi à recueillir certains secrets, à regarder son ventre ouvert sur le cache d’un tout petit magnétophone. Bien des choses inutiles restent et résistent à la compréhension ordinaire.

quelques peupliers visibles

Dimanche 7 juin 2009

 

——————- des filaments de mots, bleu cime noire ; miss, pourquoi des arbres au bord des routes, à quoi servent-ils ?

ils parlent, de plus en plus fort, droite, gauche, lunettes, col ouvert, crâne chauve, série B, hyperbole, racines noires de la blonde, lunettes, regards affolés, brouhaha, odeurs, haleines, insulaires de France ————————

un homme au bord de la route, jambes écartées, git, dormeur du val, bonjour, eux, casqués brillants, harnachés, autour furtivement lui soufflent dans les bronches, on passe, surveillant la vitesse, ronronne la vitesse ——————————

au niveau national, au caniveau national, régresse, bouleversement, séisme, cherche la tête, cherche qui parle, feuilles frissonnantes, brillantes, bicolores réversibles, caput mortuum ————————-

échec, reconstruire, identité, défi, message, valeur, crise, crise, valeur, centre, ouverture droite, fermeture, gauche ————–

un homme, au bord d’un continent, jambes écartées, bras écartés attend la mort, semblant dormir, semblant dormir ——-

 

 

points d’appui

Jeudi 16 avril 2009

 

L’homme parle. C’est un fait. Il parle (la femme parle aussi bien sûr, la femme étant comprise dans l’homme du point de vue de la langue que nous partageons ici, sauf dans quelques débats de grammairiens ou de féministes ou qui on veut on s’en fout c’est pas le sujet). La femme parle. Elle parle. En somme, chacun/e parle. Ce sont des faits. Les hommes et les femmes parlent. Plus que les animaux en tout état de cause.

Si on met des Malabar™ sur les mots, ils collent et ils deviennent roses. Ce sont des faits. Au lieu de faire des phrases, peut-être qu’ils feraient des rubans mous, roses, intercollants. Et le bonheur des vendeurs de Malabar™ au passage.

L’homme/la femme prononcent des mots roses et collants, les échangent, les envoient, les adressent, les pianotent, les tapotent, caractère par caractère, les synthétisent, les additionnent, les crient, les hurlent, les pleurent, les brament, les mailent, les bloggent, les téléphonent, les via voicisent, les génèrent, en font des nuages, des nems, des particules, les associent, les dissocient, les groupent par affinités, les dégroupent, les cachent, les mettent au rebut, sur le balcon, au frais, dans des coffres, leur font prendre l’air, les livrent en catimini derrière leurs mains, les sussurent à leur amant/e, les reçoivent, ne savent pas qu’en faire, ne savent pas qu’en penser, n’en pensent rien, en pensent quelque chose, se ravisent, n’en pensent rien, si tu veux, comme tu veux, peut-être, je ne sais pas quoi te dire, qu’est-ce qui te dit que je ne comprends pas ce que tu dis, qu’est-ce qui te dit que je n’ai pas entendu, ne s’entendent pas, s’écoutent mais ne s’entendent pas.

Pendant ce temps, une femme grecque chante du Moustaki. Ce temps de pendant qu’une femme grecque est un artifice dont personne ne nous sauvera.