[une notule de juin 2015 et après]
la fille d’une femme qui court, sais pas pourquoi, cherche pas à savoir, cherche à savoir, sais pas, être la fille d’une femme qui court,
être la fille d’une femme qui court est une difficulté de la vie courante, de la vie courante qui ne court pas tant que ça,
mais ce n’est pas le sujet, le sujet est : « être la fille d’une femme qui court », ou bien « femme qui court », le sujet, une femme qui court, il y en a plein,
là encore, aucune issue, je ne suis pas la fille de toutes les femmes qui courent mais d’une seule,
qui suffit à ne pas aimer ce fait, cette activité, non pas en soi, parce que courir n’a rien mais rien à voir avec une femme qui court dont je suis la fille,
et plus cette femme court, plus je suis sur place, plus je suis contemplative, plus je suis aux antipodes,
plus je ne cours pas, moins je cours,
pourtant je courus, je courais, j’étais une athlète, je courais le cent mètres très rapidement, je courais de courtes distances, courantes
27 juillet ! : la fille d’une femme qui court, la fille d’une femme qui tricote, la fille d’une femme qui marche, qui fait du vélo, qui fait du jogging, qui grimpe sur les montagnes, qui
12 août 15
qui chasse les rats, à 79 ans passés
autre version, 5 septembre 2018
la fille d’une femme qui court,
être la fille d’une femme qui court
est une difficulté de la vie courante,
de la vie courante qui ne court pas tant que ça,
et plus cette femme court,
plus je suis sur place,
plus je suis contemplative,
plus je ne cours pas, moins je cours,
pourtant je courus, je courais, j’étais une athlète,
je courais le cent mètres très rapidement,
je courais de courtes distances, couramment.
