Absolument rien de la description ou de la narration ne fait le poids
(ne pondère) des mots. La littérature n’est ni un récit ni un raconter ni une vision…
probablement la nécessité de peser en mots.
14 août 2013, petit carnet jaune foncé, dernière page.
il s’agit des lieux d’antan
des lieux douloureux
comme des amandiers
des chutes d’amandes à terre
des plateaux horizons
d’un infini du paysage
d’une beauté si falsifiée
que même le mot chute
comme les amandes
de ces lieux impossibles
par le son
par l’image
par le texte
impossibles comme le piano
interdit par la gravité
des notes qui chutent
comme les amandes
& restent à terre.
