nos chambres célibataires

alors apparaissent les crayons,
ceux auxquels nous croyons

assis, nous ouvrons les yeux
et tapotons nos oreillers

dire n’est pas nécessaire
rien n’est nouveau, ni ce mur

que nous regardons longtemps
& les chuintements minuscules

que nous entendons amicaux,
ni l’horizon parsemé de silhouettes

                                                                          Henri Michaux + ombres + reflets

l’éloignement des arbres
dont les crayons sont faits

les rend approximatives
nous penserions primitives

si nous devions penser, ce qui
n’est pas non plus nécessaire.

Auteur : Édith Msika

Une théorie de l'attachement, P.O.L, 2002 Introduction au sommeil de Beckett, publie.net, 2013 L'enfant fini, Cardère éditeur, 2016

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