il s’agit de Trieste, plus précisément du port de Trieste,
de l’endroit où il y a de l’eau et des bateaux,
mais aussi des bâtiments vénérables & nonchalants
de pierre blonde
il s’agit de cafés profonds et de façades sculptées,
à ne pas savoir trier les statues d’écrivains,
pauvres témoins de ce qui eut vie ici
comment, du regard étalé, proviendrait
celle qui te surprit : l’image ?
comment les neurones se sont-ils connectés
et qu’adviendrait-il, en un moment inusité,
d’une image, celle de Trieste ?
pas de réponse
une autre, qui ressemble à une de Provence
tant décevante,
d’amandiers donneurs d’amandes à ramasser,
de colline à gravir en suant
vers une chapelle modeste mais dominante
à chaque vent ouverte,
s’intercale sans préavis
Trieste a disparu, triste un peu resté,
depuis une éminence gravie
regarder d’une position dominante
la beauté déclarée des oublis empilés.