un arrêt du temps, un peu de vent

Samedi 14 février 2009

 

Emma Larme se jeta sur son canapé peu de temps avant seize heures. Elle s’endormit instantanément, recroquevillée en chien de fusil. Une heure après, le téléphone la tira de son sommeil. Elle répondit mécaniquement, mais ce n’était pas pour elle. Comme elle avait bondi hors du canapé, elle n’était plus recroquevillée ni endormie, et mit quelques instants avant de reconnaître ce qu’elle était : elle nomma cet état « fripée », en son for intérieur. Quelques instants plus tard, elle décida d’aller se défriper dehors ; le froid vif remplit parfaitement cette mission. Elle ne regretta rien.

Auteur : Édith Msika

femme de lettres et du néant, probablement

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